Le projet

Génocide des Tutsi au Rwanda : 25 ans après…

Voyage d’études de professeurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles
du 8 au 20 avril 2019 

Depuis 2002, à la demande de l’Association IBUKA-Bruxelles qui préserve la mémoire du génocide des Tutsi au Rwanda, le Service Social Juif a élaboré différentes activités pour tenter d’accompagner la communauté tutsi de la diaspora dans sa reconstruction après les innommables atrocités commises à son encontre au Rwanda en 1994. Les membres d’Ibuka avaient l’intuition qu’en vertu de l’expérience professionnelle des assistants sociaux du SSJ avec des survivants de la Shoah, ils auraient peut-être une approche plus empathique et une compréhension plus « sentie » de la situation terrible dans laquelle les rescapés se trouvaient. C’est ainsi qu’est né entre-autres un groupe de paroles pour les survivants. Au cours des nombreuses réunions de ce groupe de paroles, la question cruciale de la transmission de l’histoire et la mémoire de ce génocide a été abordée à maintes reprises.

Cette demande s’est concrétisée grâce à un appel à projets de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de la 25e commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda, qui proposait de financer partiellement un voyage d’études au Rwanda centré sur le génocide, à l’intention des professeurs. En avril 2019, le Service Social Juif, avec le soutien du Centre d’Education à la Citoyenneté du Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind, a emmené une dizaine de professeurs de l’enseignement secondaire sur les lieux du dernier génocide du 20e siècle.

Pour les rescapés, membres du groupe de paroles, ce voyage d’études fut une réponse positive à leur questionnement quant à la transmission aux générations futures de cette histoire et de cette mémoire particulière par d’autres qu’eux-mêmes.

Ce voyage d’études a également bénéficié du témoignage et de la présence constante de Félicité Lyamukuru, rescapée du génocide et co-auteure avec Nathalie Caprioli de « L’ouragan a frappé Nyundo ». (Editions du Cerisier, 2018).

Notre objectif était double. D’une part œuvrer à la transmission, d’autre part consolider le mouvement de la vie et du « Plus jamais ça ! » du côté des rescapés et permettre aux jeunes qui bénéficieront de cet enseignement de mieux s’inscrire dans leur propre humanité et de se construire en tant que citoyens.

La présente application est un reflet de notre voyage d’études à laquelle les professeurs comme les étudiants peuvent facilement avoir accès via leur smartphone. Cet outil se veut clair et didactique, telle une porte d’entrée dans le vaste domaine de l’enseignement de l’histoire de ce génocide permettant de lutter contre toute velléité négationniste.